La chèvre 17 janvier 2018 à 11h00 | Par D. Hardy

Un plan de filière ambitieux pour les caprins

Le plan de filière caprin veut pérenniser la production de lait, améliorer la compétitivité des élevages, mieux prendre compte les attentes sociétales et développer la viande caprine.

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Le plan de filière caprin veut installer de nouveaux éleveurs et intégrer davantage les attentes sociétales dans les réflexions interprofessionnelles.
Le plan de filière caprin veut installer de nouveaux éleveurs et intégrer davantage les attentes sociétales dans les réflexions interprofessionnelles. - © STUDIO DES DEUX PRAIRIES/ANICAP

La filière caprine s’est rassemblée dans le cadre de l’Anicap et d’Interbev pour présenter un même contrat de filière intégrant le lait et la viande de chèvre. Ce plan avait été demandé aux interprofessions par Emmanuel Macron lors de son discours du 11 octobre à Rungis dans le cadre des États généraux de l’alimentation. Chaque filière avait jusqu’au 10 décembre pour rendre un document contenant un diagnostic de sa situation de marché, des propositions pour évoluer et des engagements des acteurs impliqués. « Nous avons repris les éléments que nous avions élaborés pour le plan de sortie de crise, explique Jacky Salingardes, le président de la Fnec et de l’Anicap. Nous y avons surtout ajouté la partie viande et la concertation avec les ONG et la distribution ».

L’élaboration du plan s’est faite « dans un esprit de consensus » et la filière caprine a remis au ministère de l’Agriculture un épais document de 54 pages qui liste ses ambitions pour l’horizon 2022. Pour le lait, la filière veut améliorer l’attractivité du métier d’éleveur pour pérenniser la production française et limiter le recours aux importations. « Les consommateurs français cherchent de plus en plus à consommer local, ce qui incite les distributeurs à proposer des produits avec du lait de chèvre d’origine française dans les fromages », analyse le document. Or, face au vieillissement de la population d’éleveurs caprins, une dynamique d’installation est à retrouver pour le renouvellement des générations. « Au niveau national, 1 770 exploitations, soit le quart des exploitations, sont à transmettre dans les 5 à 10 ans », rappelle le plan de filière. En plus des eff orts d’accompagnement sur l’installation et la transmission, l’Anicap veut promouvoir le métier d’éleveur caprin et défendre une diversité de modèles et de formes d’organisation du travail sur les élevages. Ainsi, « un programme va être engagé dès début 2018 sur le travail en exploitation caprine laitière et fromagère fermière avec pour objectif d’aider les éleveurs à améliorer les conditions et l’organisation du travail au quotidien sur leur exploitation, mais aussi à simplifi er leurs pratiques ».

La suite dans La chèvre n°344 de janvier-février

Faire reconnaître la viande caprine pour lui donner plus de valeur

Une large partie du plan de filière est consacré à la viande caprine. « L’enjeu est de taille car il s’agit, en rééduquant le consommateur, de passer d’un sous-produit de l’élevage à un vrai produit de valeur », résume Jacky Salingardes. Pour répondre aux attentes sociétales, la filière va intégrer la démarche d’Interbev de pacte pour un engagement sociétal qui se traduit par une concertation avec les ONG et les consommateurs. La viande de chevreau pourrait monter en gamme grâce à prix du chevreau naissant suffisamment élevé pour que l’éleveur trouve un intérêt à prodiguer des soins suffisant à la naissance. Une charte des bonnes pratiques d’engraissement du chevreau intégrerait des critères de bien-être animal, de qualité sanitaire, de respect de l’environnement. Les éleveurs respectant cette charte pourraient obtenir une plus-value dans un cadre contractuel. La filière caprine entend également investiguer les différents leviers permettant d’améliorer la qualité bouchère des chèvres de réforme en travaillant sur la gestion des réformes en élevages laitiers, le retour d’information sur les saisies en abattoirs et également la collecte et la transportabilité des chèvres. Interbev appelle d’ailleurs à « maintenir les abattoirs de proximité ou toutes autres formes d’abattage innovant permettant d’améliorer la proximité géographique entre l’éleveur et l’abattoir ».

La suite dans La chèvre n° 344 de janvier-février


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