La chèvre 10 décembre 2001 à 08h52 | Par

Ovins / caprins - Un profil différent pour l´agriculture bio

Quelque 7 000 exploitations d´agriculture biologique, soit 1 % de l´ensemble des exploitants agricoles, étaient en activité au recensement agricole de 2000, selon le ministère de l´Agriculture.

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Leur profil est sensiblement différent de celui des autres entreprises agricoles : ils sont plus jeunes, mieux formés, emploient plus de main d´ouvre et disposent de plus de surfaces que la moyenne des agriculteurs. On dénombre 1900 éleveurs de bovins, 1300 éleveurs ou fabricants de produits laitiers, 800 producteurs d´ovins et de caprins et près de 300 éleveurs de porcs », précise Agreste primeur de septembre 2001 (service des études économiques du ministère de l´Agriculture). Près de 1 700 autres agriculteurs actuellement en conversion viendront grossir ces chiffres. Les exploitations bio sont peu installées en grandes cultures (0,5 % des superficies cultivées), en élevage porcin (0,2 % des porcs produits ainsi qu´en vigne (1 % des surfaces). Dans le secteur du vin comme dans celui des fromages, le succès des AOC leur laisse peu de place. En revanche, 2 % de la surperficie des vergers sont convertis. L´exploitation bio est en moyenne de plus grande taille que les autres : 47 hectares contre 42 en agriculture conventionnelle. En élevage, les très grandes unités hors sol n´existent pas plus que les petites unités.
Les agriculteurs bio sont plus diplômés que les autres : 8 sur 10 ont effectué des études secondaires et 18 % des études supérieures. Sur le plan agricole, 50 % ont suivi une formation et 15 % une formation supérieure. Ce qui peut en partie s´expliquer par leur âge : trois agrobiologistes sur quatre ont moins de 50 ans. Pour comparaison, en agriculture traditionnelle, seuls 50 % des exploitants ont dépassé le primaire, plus de 50 % n´ont pas suivi de formation agricole et 5 % seulement ont une formation supérieure.
L´exploitation bio est plus demandeuse de main- d´ouvre : 20 % d´entre elles emploient des salariés (36 % en cultures permanentes) contre 11 % dans les exploitations traditionnelles. L´ensemble du travail salarié représente 38 % des heures effectuées en agriculture bio. Un quart des exploitants bio transforment leurs produits à la ferme contre 10 % pour les autres exploitations. Ils sont aussi plus nombreux : à s´engager dans des Contrats territoriaux d´exploitation (CTE) : près de 7 % en 2000 contre 1 % en agriculture traditionnelle.
Les exploitations bio sont surtout localisées sur la façade ouest et dans le sud de la France.
Source : Agreste

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