Anciens numéros

75 anciens numéros

Il est possible d'acheter les anciens numéros de la revue "La chèvre"

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Une fois le numéro réservé, nous attendons une confirmation écrite avec règlement par chèque bancaire de la commande, avant d’envoyer par retour le(s) numéro(s) commandé(s) accompagné(s) d’une facture justificative. Les numéros sont vendus à la valeur faciale, port compris, lors de la parution de chacun d’entre eux.

La chèvre 351
mars-avril 2019
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Le billet de Damien Hardy

Dehors pour le bien-être

Après un an de concertation avec des associations prônant le bien-être des animaux de ferme, l’interprofession caprine appelle à faire progressivement ressortir les chèvres. Ce n’est pas qu’elles soient malheureuses dedans, mais, à l’extérieur, elles semblent mieux pouvoir exprimer leurs comportements naturels tout en profitant d’un grand espace. Attendons quand même de voir les résultats des programmes de recherche et développement pour pouvoir objectiver cet état de bien-être pour des chèvres dehors ou dedans mais avec des bâtiments aménagés. En effet, parfois, un ballon ou d’autres jouets peuvent occuper le troupeau tandis que des abris ou des perchoirs peuvent faciliter la hiérarchisation sociale.

Il n’est pas question d’imposer une sortie des animaux mais plutôt d’informer et suggérer pour que les élevages caprins de demain répondent aux aspirations de la société actuelle. Le décalage entre l’image que le grand public se fait de l’élevage des chèvres et la réalité de l’élevage laitier caprin actuelle est devenu trop grand. Les éleveurs doivent réduire ce décalage, d’abord en ouvrant leur chèvrerie pour montrer la réalité de l’élevage, mais aussi en évoluant volontairement vers les aspirations de nos concitoyens.

La chèvre 350
janvier-février 2019
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Le billet de Damien Hardy

Nécessaire renouvellement

Nos éleveurs vieillissent et la filière a besoin de sang neuf pour renouveler ses forces vives. Il faut donc séduire les nouveaux candidats et les faire rêver en leur montrant les multiples facettes du métier. En plus du lien avec notre attachant animal, être chevrier est un choix de vie qui permet de mener son entreprise en visant une production de qualité qui rémunère l’exigeant labeur. En allant à la rencontre des candidats potentiels, les régions caprines veulent promouvoir leur production mais aussi rappeler la multiplicité des compétences à acquérir.

En plus de la formation initiale, les stages et les échanges avec des éleveurs en place permettent de bien réfléchir à son projet. Ça peut être aussi l’occasion pour les anciens de réfléchir à ce qu’ils veulent faire de leur ferme, vendre à des voisins ou permettre à un jeune de reprendre le flambeau. Voir sa ferme, l’oeuvre d’une vie d’activité, vivre encore sous la houlette d’un autre berger est une grande satisfaction. La transmission d’une exploitation est complexe et doit s’anticiper. Il faut laisser cette porte ouverte, se donner la chance de transmettre son exploitation. Des solutions et des accompagnements existent pour qu’une nouvelle génération devienne éleveurs de chèvres demain.

La chèvre 349
novembre-décembre 2018
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Le billet de Damien Hardy

Tous à Capr’inov !

Ça y est ! L’incontournable rendez-vous caprin revient à Niort les 28 et 29 novembre. Avec ses conférences, ses démonstrations, ses visites la veille, cet évènement 100 % chèvre permet aussi aux éleveurs et futurs éleveurs de rencontrer leurs fournisseurs et prochains partenaires. Pour se rendre compte par soi-même des innovations dans les matériels ou les services proposés, rien de mieux que de visiter les près de 200 exposants réunis en un seul lieu. Cela reste le meilleur endroit pour toucher les machines, goûter les fromages ou la viande, dialoguer avec les professionnels, voir les produits en action…

Le salon caprin offre aussi la rare possibilité de se former, de s’informer ou d’échanger avec ses pairs ou avec les experts. Cette parenthèse professionnelle peut aussi être la source d’une réflexion sur les évolutions de son élevage. Ce sera aussi une occasion de sentir l’atmosphère de la filière avec ses problématiques, le renouvellement des générations notamment, mais aussi ses opportunités, comme celle de la viande de chevreau ou la demande en lait français. Pas d’hésitation, rendez-vous à Niort !

La chèvre 348
Septembre-octobre 2018
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Le billet de Damien Hardy

60 ans de progrès caprin

Votre revue La Chèvre a 60 ans en 2018. Cela a été pour nous l’occasion de nous replonger dans les 347 derniers numéros pour suivre, au fil des pages, l’évolution des pratiques et des problématiques. En six décennies, la production caprine a considérablement évolué. Production marginale au départ, elle a progressivement acquis ses lettres de noblesse pour devenir une filière agricole comme les autres. Les progrès techniques, la professionnalisation des chevriers et le développement des laiteries ont démocratisé le fromage de chèvre aujourd’hui consommé par six Français sur sept. La vache du pauvre d’hier laisse désormais la place à une chèvre fièrement campée sur ses quatre pâturons.

En écrivant à chaque numéro l’actualité de votre filière, nous en écrivons aussi l’histoire qu’il est bon de se remémorer parfois. Les crises de surproduction ne sont pas si lointaines et le moindre emballement dans les importations de lait peut faire craindre le retour de pénalisants surstocks. Heureusement, la filière semble maîtriser ses apports et elle s’inquiète plutôt de la pénurie d’éleveurs. Pourtant, en relisant les parcours et la vie des chevrières et des chevriers, il y a de quoi donner envie de tenter l’aventure de l’installation. Allez-y, il y a de la place ! Bonne lecture ! Et longue vie à La Chèvre pour les 60 prochaines années !

La chèvre 347
juillet-août 2018
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Le billet de Damien Hardy

Faites vos essais !

Nous présentons au fil de nos numéros des nouvelles techniques et des éleveurs qui les appliquent. Or, faire évoluer ces pratiques, modifier des dates, changer un ingrédient ou utiliser un nouveau matériel représente toujours un risque. Le risque de perturber le fragile équilibre de l’élevage, celui d’investir pour des résultats qui ne seraient pas à la hauteur.

Pour limiter les éventuels dégâts et intégrer progressivement les nouvelles techniques, il est souvent préférable d’expérimenter ces changements à petite échelle, sur quelques animaux, sur quelques hectares.

Pas besoin de lourds protocoles ou de calculs statistiques savants pour tester une innovation. Une attention régulière en notant méticuleusement les résultats et les observations peut déjà permettre d’appréhender la faisabilité de la technique sur sa ferme. Il est souvent précieux, pour
accompagner ces envies de changements, d’être appuyé par un technicien compétent ou de mener la réflexion en groupe pour comparer les résultats et échanger avec ses voisins. On pourrait penser que, depuis le temps, on sait élever des chèvres. Mais non, il y a toujours à apprendre
et expérimenter pour voir ce qui réagit bien ou moins bien chez soi.

La chèvre 346
mai-juin 2018
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Le billet de Damien Hardy

Une dynamique qui se poursuit

La production de lait de chèvre semble suivre une dynamique vertueuse. Les éleveurs ont gardé plus de chèvres et la collecte s’en ressent positivement. Répondant aux demandes des consommateurs et des laiteries, les livreurs produisent davantage de lait français. Chaque semaine, les producteurs du pays, laitiers comme fromagers, remplissent en moyenne l’équivalent de quatre piscines olympiques de lait de chèvre !

Si l’on regarde le temps long, on ne peut que constater le succès du chèvre et de ses dérivés. En un quart de siècle, la production française de lait de chèvre a augmenté de près de 50 %, passant par exemple de 400 millions de litres en 1994 à 595 millions l’an dernier. La diversification des fromages et des produits caprins a permis de toucher de plus en plus de consommateurs séduits par le goût unique du chèvre. Un développement maîtrisé à poursuivre, à condition de garder des éleveurs nombreux et heureux !

La chèvre 345
mars-avril 2018
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Le billet de Damien Hardy

Un salon, des sourires

Le Salon de l’agriculture de Paris vient de se terminer et le grand public a pu redécouvrir les sources de son alimentation et de ses paysages. Avec bienveillance, les visiteurs ont questionné les éleveurs, curieux de savoir comment les animaux sont choyés ou comment le fromage est fabriqué. Petits et grands repartaient avec le sourire et l’enchantement d’en savoir un peu plus.

La filière caprine aussi garde le sourire. Les négociations commerciales qui se terminaient pendant le salon ne semblent pas avoir été trop rudes par rapport à d’autres filières qui se plaignaient de difficultés à maintenir les prix ou passer des hausses de tarifs. Le souffle des États généraux de l’alimentation, avec la volonté de créer et de mieux répartir la valeur ajoutée, semblait avoir redonné de l’espoir pour mieux vivre de l’agriculture demain.

La chèvre 344
Janvier-février 2018
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Le billet de Damien Hardy

Un plan de bataille pour la filière

Comme toutes les interprofessions, l’Anicap (avec Interbev pour la partie viande) a rendu au ministère de l’Agriculture son plan de filière. En plus de diagnostiquer la situation des marchés des produits caprins, ce plan de filière fait des propositions pour pérenniser la production de lait, faire reconnaître la viande caprine, améliorer la compétitivité des élevages et mieux prendre compte les attentes sociétales. Ce travail de concertation permet à tous les acteurs amont et aval de s’entendre sur un bilan et des objectifs souhaitables, précis, listés et chiffrés. Certes, il est plus facile d’avoir des projets communs quand tout va bien mais la filière caprine semble avoir eu moins de difficulté à s’entendre que sa grande soeur, la filière lait de vache entravée dans une crise depuis plusieurs années.

Des revenus horaires suffisants pour séduire les futurs chevriers

Ce travail de prospective fait aussi office de cahier de doléances et la profession en a profité pour rappeler les aménagements réglementaires nécessaires pour mieux fonctionner. L’un des grands objectifs du plan est de pérenniser la production de lait de chèvre sur le territoire. Pour cela, il faut installer de nouveaux producteurs mais aussi transmettre les exploitations existantes. Et pour séduire les futurs chevriers, il faut surtout améliorer les revenus par rapport aux investissements nécessaires, à l’astreinte et aux heures passées. L’une des vertus attendues des États généraux est bien de redonner de la valeur à l’alimentation et à ceux qui la produisent. Espérons que les consommateurs, la grande distribution et les laiteries comprennent cette nécessité que les éleveurs doivent vivre de leur travail, même s’il faut augmenter un peu les prix.

La chèvre 343
novembre-décembre 2017
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Le billet de Damien Hardy

Le côté obscur de la vente directe

Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine, des vendeurs en direct, peu contrôlés par le fisc et brassant une grande quantité d’argent liquide, étaient tentés de ne pas déclarer une partie de leur vente. Ces rebelles gardaient toujours un peu d’argent liquide provenant de la vente, pour payer un marché ou s’acheter un petit droïde.

Certains rebelles, en opposition à l’Empire galactique, étaient tentés de dissimuler davantage pour économiser les 5,5 % de TVA ou pour rester dans le cadre fiscal du micro-bénéfice agricole.
Mais, en passant du côté obscur de la comptabilité, ces fraudeurs sont entrés dans un engrenage parallèle en marge de la loi. Car vendre au black nécessite aussi de payer salaires, prestations ou fournitures au noir, multipliant de fait les risques de se faire démasquer par les forces impériales. Les grosses quantités d’argent noir sont aussi plus difficiles à réinjecter dans le circuit officiel de la galaxie. « Injuste, dangereuse et interdite, la fraude est » rappelait Maître Yoda en insistant sur la solidarité nationale et l’égalité devant l’impôt.
Que la force de vente soit avec vous.

La chèvre 342
septembre-octobre 2017
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Le billet de Damien Hardy

Le rythme des chevriers

Le métier de chevrier est bien rythmé. L’alimentation des chèvres, le paillage, la traite et la fabrication fromagère cadencent le quotidien des éleveurs. Le rythme quotidien est imposé par les chèvres. Avec deux traites par jour, les horaires sont atypiques. La première traite oblige à se lever tôt et la seconde tombe à l’heure où les autres travailleurs finissent leur besogne.

Au milieu de ce mouvement régulier où les pulsations de la machine à traire battent la cadence, les travaux saisonniers aux champs et sur le troupeau complètent la partition. Au printemps-été, le tempo s’accélère quand s’enchaînent foin, moisson, ensilage auxquels s’ajoute parfois le pic de production de lait ainsi que celui de la vente directe. Dans ces moments plus intenses, la moindre fausse note est un contretemps fâcheux. Casse mécanique, affection du troupeau, problème relationnel, prédation, météo capricieuse, contrôle administratif peuvent désaccorder le programme. Même en prenant le maximum de précautions, le vivant est par nature imprévisible et la nature impose toujours son allure. Heureusement, le tarissement d’automne-hiver laisse une assez longue période de trêve de traite qui permet de remettre d’aplomb les hommes, les bêtes et les machines. Et le cycle peut reprendre en apportant à chaque fois des variations héritées des expériences acquises.

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