Anciens numéros

71 anciens numéros

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Une fois le numéro réservé, nous attendons une confirmation écrite avec règlement par chèque bancaire de la commande, avant d’envoyer par retour le(s) numéro(s) commandé(s) accompagné(s) d’une facture justificative. Les numéros sont vendus à la valeur faciale, port compris, lors de la parution de chacun d’entre eux.

La chèvre 347
juillet-août 2018
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Le billet de Damien Hardy

Faites vos essais !

Nous présentons au fil de nos numéros des nouvelles techniques et des éleveurs qui les appliquent. Or, faire évoluer ces pratiques, modifier des dates, changer un ingrédient ou utiliser un nouveau matériel représente toujours un risque. Le risque de perturber le fragile équilibre de l’élevage, celui d’investir pour des résultats qui ne seraient pas à la hauteur.

Pour limiter les éventuels dégâts et intégrer progressivement les nouvelles techniques, il est souvent préférable d’expérimenter ces changements à petite échelle, sur quelques animaux, sur quelques hectares.

Pas besoin de lourds protocoles ou de calculs statistiques savants pour tester une innovation. Une attention régulière en notant méticuleusement les résultats et les observations peut déjà permettre d’appréhender la faisabilité de la technique sur sa ferme. Il est souvent précieux, pour
accompagner ces envies de changements, d’être appuyé par un technicien compétent ou de mener la réflexion en groupe pour comparer les résultats et échanger avec ses voisins. On pourrait penser que, depuis le temps, on sait élever des chèvres. Mais non, il y a toujours à apprendre
et expérimenter pour voir ce qui réagit bien ou moins bien chez soi.

La chèvre 346
mai-juin 2018
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Le billet de Damien Hardy

Une dynamique qui se poursuit

La production de lait de chèvre semble suivre une dynamique vertueuse. Les éleveurs ont gardé plus de chèvres et la collecte s’en ressent positivement. Répondant aux demandes des consommateurs et des laiteries, les livreurs produisent davantage de lait français. Chaque semaine, les producteurs du pays, laitiers comme fromagers, remplissent en moyenne l’équivalent de quatre piscines olympiques de lait de chèvre !

Si l’on regarde le temps long, on ne peut que constater le succès du chèvre et de ses dérivés. En un quart de siècle, la production française de lait de chèvre a augmenté de près de 50 %, passant par exemple de 400 millions de litres en 1994 à 595 millions l’an dernier. La diversification des fromages et des produits caprins a permis de toucher de plus en plus de consommateurs séduits par le goût unique du chèvre. Un développement maîtrisé à poursuivre, à condition de garder des éleveurs nombreux et heureux !

La chèvre 345
mars-avril 2018
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Le billet de Damien Hardy

Un salon, des sourires

Le Salon de l’agriculture de Paris vient de se terminer et le grand public a pu redécouvrir les sources de son alimentation et de ses paysages. Avec bienveillance, les visiteurs ont questionné les éleveurs, curieux de savoir comment les animaux sont choyés ou comment le fromage est fabriqué. Petits et grands repartaient avec le sourire et l’enchantement d’en savoir un peu plus.

La filière caprine aussi garde le sourire. Les négociations commerciales qui se terminaient pendant le salon ne semblent pas avoir été trop rudes par rapport à d’autres filières qui se plaignaient de difficultés à maintenir les prix ou passer des hausses de tarifs. Le souffle des États généraux de l’alimentation, avec la volonté de créer et de mieux répartir la valeur ajoutée, semblait avoir redonné de l’espoir pour mieux vivre de l’agriculture demain.

La chèvre 344
Janvier-février 2018
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Le billet de Damien Hardy

Un plan de bataille pour la filière

Comme toutes les interprofessions, l’Anicap (avec Interbev pour la partie viande) a rendu au ministère de l’Agriculture son plan de filière. En plus de diagnostiquer la situation des marchés des produits caprins, ce plan de filière fait des propositions pour pérenniser la production de lait, faire reconnaître la viande caprine, améliorer la compétitivité des élevages et mieux prendre compte les attentes sociétales. Ce travail de concertation permet à tous les acteurs amont et aval de s’entendre sur un bilan et des objectifs souhaitables, précis, listés et chiffrés. Certes, il est plus facile d’avoir des projets communs quand tout va bien mais la filière caprine semble avoir eu moins de difficulté à s’entendre que sa grande soeur, la filière lait de vache entravée dans une crise depuis plusieurs années.

Des revenus horaires suffisants pour séduire les futurs chevriers

Ce travail de prospective fait aussi office de cahier de doléances et la profession en a profité pour rappeler les aménagements réglementaires nécessaires pour mieux fonctionner. L’un des grands objectifs du plan est de pérenniser la production de lait de chèvre sur le territoire. Pour cela, il faut installer de nouveaux producteurs mais aussi transmettre les exploitations existantes. Et pour séduire les futurs chevriers, il faut surtout améliorer les revenus par rapport aux investissements nécessaires, à l’astreinte et aux heures passées. L’une des vertus attendues des États généraux est bien de redonner de la valeur à l’alimentation et à ceux qui la produisent. Espérons que les consommateurs, la grande distribution et les laiteries comprennent cette nécessité que les éleveurs doivent vivre de leur travail, même s’il faut augmenter un peu les prix.

La chèvre 343
novembre-décembre 2017
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Le billet de Damien Hardy

Le côté obscur de la vente directe

Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine, des vendeurs en direct, peu contrôlés par le fisc et brassant une grande quantité d’argent liquide, étaient tentés de ne pas déclarer une partie de leur vente. Ces rebelles gardaient toujours un peu d’argent liquide provenant de la vente, pour payer un marché ou s’acheter un petit droïde.

Certains rebelles, en opposition à l’Empire galactique, étaient tentés de dissimuler davantage pour économiser les 5,5 % de TVA ou pour rester dans le cadre fiscal du micro-bénéfice agricole.
Mais, en passant du côté obscur de la comptabilité, ces fraudeurs sont entrés dans un engrenage parallèle en marge de la loi. Car vendre au black nécessite aussi de payer salaires, prestations ou fournitures au noir, multipliant de fait les risques de se faire démasquer par les forces impériales. Les grosses quantités d’argent noir sont aussi plus difficiles à réinjecter dans le circuit officiel de la galaxie. « Injuste, dangereuse et interdite, la fraude est » rappelait Maître Yoda en insistant sur la solidarité nationale et l’égalité devant l’impôt.
Que la force de vente soit avec vous.

La chèvre 342
septembre-octobre 2017
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Le billet de Damien Hardy

Le rythme des chevriers

Le métier de chevrier est bien rythmé. L’alimentation des chèvres, le paillage, la traite et la fabrication fromagère cadencent le quotidien des éleveurs. Le rythme quotidien est imposé par les chèvres. Avec deux traites par jour, les horaires sont atypiques. La première traite oblige à se lever tôt et la seconde tombe à l’heure où les autres travailleurs finissent leur besogne.

Au milieu de ce mouvement régulier où les pulsations de la machine à traire battent la cadence, les travaux saisonniers aux champs et sur le troupeau complètent la partition. Au printemps-été, le tempo s’accélère quand s’enchaînent foin, moisson, ensilage auxquels s’ajoute parfois le pic de production de lait ainsi que celui de la vente directe. Dans ces moments plus intenses, la moindre fausse note est un contretemps fâcheux. Casse mécanique, affection du troupeau, problème relationnel, prédation, météo capricieuse, contrôle administratif peuvent désaccorder le programme. Même en prenant le maximum de précautions, le vivant est par nature imprévisible et la nature impose toujours son allure. Heureusement, le tarissement d’automne-hiver laisse une assez longue période de trêve de traite qui permet de remettre d’aplomb les hommes, les bêtes et les machines. Et le cycle peut reprendre en apportant à chaque fois des variations héritées des expériences acquises.

La chèvre 341
juillet-août 2017
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Le billet de Damien Hardy

Diversité unique

Formidable filière caprine française ! Loin d’un modèle agricole unique, elle intègre en son sein une très large palette de structures. On y trouve aussi bien des fromagers fermiers avec 60 chèvres que des installations d’élevages laitiers 60 fois plus grandes avec 3 000 chèvres. Entre ces extrêmes, chacun trouve sa place selon ses envies, ses surfaces disponibles ou ses capacités d’investissement.

Dans la garrigue ou dans la plaine, chaque élevage caprin peut très bien s’en sortir en maximisant l’autonomie alimentaire. Seuls ou en groupe, en dépensant a minima ou, au contraire, en investissant pour gagner en productivité, plusieurs logiques diffèrent derrière le même animal. Les consommateurs aussi apprécient cette diversité. Ils mangeront de la bûchette achetée en grande surface en semaine et garderont le fromage débusqué sur les marchés ou chez les producteurs pour le week-end. Sans s’opposer, ces modèles nourrissent notre filière et nous essayons aussi, à La chèvre, de traduire dans nos pages cette variété de parcours, de références et d’envies.

La chèvre 340
Mai - Juin 2017
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Le billet de Damien Hardy

Des chèvres dans l’espace public


Les chèvres sont de plus en plus demandées pour entretenir les espaces publics urbains et ruraux. Greenwashing ou réel soucis écologique alors que les communes n’ont plus le droit d’utiliser des produits phytosanitaires depuis janvier 2017, cette utilisation des petits ruminants comme débroussailleuses silencieuses et écologiques peut ouvrir des opportunités pour certains éleveurs.


Une même exigence de respect des règles et de l’animal

 

Pour les nouveaux éleveurs qui se lancent dans cette activité, la production de lait ou de viande est souvent secondaire. L’élevage à des fins d’entretien des espaces doit cependant être aussi exigeant avec les animaux, la santé ou la réglementation que l’élevage à des fins de productions de lait ou de viande. On ne traite pas un caprin comme on entretient sa tondeuse à gazon et les paysagistes doivent absolument se former à l’élevage avant de commencer leur activité. À ce jeu de la chèvre tondeuse, ce sont souvent les races rustiques à petits effectifs qui s’en sortent le mieux. Elles sont plus adaptées pour la valorisation des broussailles, plus rustiques et elles renforcent le lien au terroir.

La chèvre 339
mars-avril 2017
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Le billet de Damien Hardy

Des questions et des mercis

Le salon de l’agriculture vient de se terminer et, une fois encore, le public s’est pressé Porte de Versailles. Soucieux des difficultés de l’agriculture, les consommateurs sont curieux de la profession qui les nourrit tous les jours. S’ils viennent si nombreux, c’est une façon de remercier les paysans qui prennent soin des sols, des paysages, des territoires, des animaux et des bons produits. Avec interrogations et respects, le grand public se rend compte de la passion qu’il faut pour exercer un métier qui n’est plus considéré comme un labeur subi mais comme un choix de vie assumé.

Être agriculteur est un engagement qui suppose d’accepter la diversité des tâches et parfois leur pénibilité. Veiller au bien-être des animaux, à la croissance des cultures, produire du vivant, gérer des ressources, décider selon les conditions météorologiques, capter les tendances des marchés, manager… autant de savoirs et de savoir-faire qui forment le quotidien de l’éleveur. En rencontrant les acteurs agricoles, la valeur pédagogique du salon prend toute sa dimension pour un public concerné par le devenir de son agriculture, par son alimentation et son mode de vie.

La chèvre 338
Janvier-février 2017
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Le billet de Damien Hardy

Made in France

Depuis le 1er janvier, l’étiquetage de l’origine des viandes dans les plats préparés, du lait dans les bouteilles ou les produits laitiers est obligatoire en France. Cette traçabilité expérimentale poussée jusqu’aux clients finaux permet de mieux faire reconnaître la qualité des produits agricoles et agroalimentaires français. Cette meilleure information laissera aussi le choix aux consommateurs de privilégier ou non les produits locaux qui font vivre les campagnes françaises.

En chèvre, les laiteries cherchent donc du lait bleu-blanc-rouge pour mettre une étiquette « origine France » sur les fromages. Elles multiplient les appels du pied aux futurs producteurs de lait en proposant des bonus et des prix garantis pour les jeunes. À Capr’inov, les industriels laitiers, coopératifs et privés, chouchoutaient les éleveurs caprins pour qu’ils produisent un peu plus. Ce relatif manque de matière première remet les laiteries en meilleure disposition pour négocier auprès de la grande distribution. La filière doit donc composer entre cette maîtrise des volumes et le nécessaire renouvellement des générations. Un vrai défi pour 2017 et les années à venir. Bonne année et bonne lecture !

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