La chèvre 29 septembre 2003 à 17h49 | Par Propos recueillis par J.-C. Le Jaouen

Prix du lait de chèvre - Trois questions à Jacky Salingardes, président de la Commission Lait de la Fnec

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Pourquoi la Fnec a relancé le débat sur le prix du lait de chèvre dans le cadre de l´Anicap ?

J. S - La Fnec se préoccupe du prix du lait car cela fait partie de ses principales missions. Il y a eu, lors des journées régionales sur les pratiques de l´élevage, une forte demande des producteurs portant sur le prix du lait. On a pu constater une inquiétude grandissante chez les éleveurs qui se voient souvent obligés d´augmenter les volumes de lait pour pouvoir faire face aux charges et sortir un petit revenu. Je note que, depuis une douzaine d´années, le prix de base n´a pas bougé. Seuls les grammes de MSU ont progressé sensiblement, ce qui permet aux collecteurs de faire remarquer que le prix du lait a augmenté, alors que cette augmentation ne résulte que du travail des producteurs.

Est-ce l´interprofession qui décide du prix du lait de chèvre en France ?

J. S - Non, l´interprofession ne décide pas du prix du lait de chèvre. Seules les entreprises dictent le prix de base payé et ce prix devient de plus en plus difficile à négocier. Je suis bien conscient que les marchés imposent certaines contraintes mais nous devons pouvoir continuer à garder une marge de négociation. L´Anicap doit se positionner après avoir engagé une grande réflexion sur les façons de payer le lait dans les années à venir, car l´Anicap est bien le lieu privilégié de débat pour les trois familles de la filière caprine.

Compte tenu de la conjoncture du marché, est-il possible ou raisonnable de demander une augmentation du prix du lait ?

J. S - Actuellement, la conjoncture paraît un peu tendue mais il n´est jamais impossible, ni trop tard, pour parler de prix car le revenu des producteurs est en baisse. D´autant plus que le fromage de chèvre a augmenté de 4,6 % au premier trimestre 2003 alors que le litre de lait payé aux producteurs n´augmentera pas en 2003. La profession, comme les transformateurs, doit s´interroger sur le retour auquel les éleveurs ont droit et qui leur est confisqué. Avec la sécheresse, la précarité de la situation de nombreux éleveurs ne va faire que s´aggraver.

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