La chèvre 09 mai 2007 à 17h24 | Par Julien Diependaele

Nouveaux éleveurs - Des céréaliers investissent dans le mouton

En Brie, les céréaliers font le pari d´investir pour constituer des troupes ovines. Rendons visite à ces nouveaux éleveurs.

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Nicolas et Michel Roch, à Saint-Barthélémy près de La Ferté Gaucher (Seine-et-Marne), ont constitué l´an passé une troupe nouvelle. « Je recherchais une diversification mais aussi une occupation rentable pour l´hiver » indique d´emblée Nicolas Roch aux visiteurs venus étudier l´élevage ovin sur son exploitation. Installé voici cinq ans, ce jeune céréalier de 28 ans a créé une EARL avec son père pour établir cet élevage.
La nouvelle bergerie est prévue pour accueillir 200 mères et leurs agneaux. ©J. Diependaele

Un complément de revenu vite obtenu
Le projet débute avec la construction du bâtiment, de janvier à mai 2006 pour abriter à terme 200 brebis Ile de France qui agnèleront en novembre jusque début décembre. Sur 139 femelles en lutte, 121 mettent bas et produisent 224 agneaux dont 80 % sont obtenus entre le 5 et le 15 novembre. « C´est un avantage de la production ovine ; elle permet d´obtenir rapidement des agneaux » précise Nicolas Roch. L´investissement est assez limité : 52 000 euros pour la structure du bâtiment (longueur 35 m x 18,60 m), 12 000 euros pour les aménagements intérieurs ainsi que 20 000 euros pour l´achat des brebis.
Une subvention régionale de 40 % dont 10 % pour le Plan bâtiment allège ces charges d´investissement. Les animaux reçoivent de l´escourgeon, de la luzerne et des pulpes déshydratées ainsi que du foin en balles rondes. Les agneaux sont nourris avec un aliment démarrage et un aliment croissance du commerce. La vente s´effectue via le Groupement Euroluz devenu Bergers du Nord-Ouest qui commercialise les agneaux en filière qualité Carrefour ou Agneau de nos Terroirs.
Une entreprise de service aide pour la tonte, les vaccinations, le parage des pattes. Nicolas affirme rechercher la facilité de travail : « les ovins nécessitent en moyenne une heure de travail par jour. Le fumier est le travail qui nous mobilise le plus et il est évacué avec le Manitou. »
En projet : la création d´une chambre froide ou d´une remorque frigorifique pour pratiquer la vente directe.
Nicolas Roch affirme : « Éleveur ovin, c´est une occupation rentable pour l´hiver. » ©J. Diependaele

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