La chèvre 26 juin 2006 à 10h44 | Par Damien Hardy

Matériel de traite - Deux heures pour un examen complet de l´installation

De la pulsation au niveau de vide, toute la tuyauterie de la machine à traire est auscultée minutieusement par Jérôme Dubosc, le technicien traite du GDS de l´Ardèche.

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Karine et Aurélien Mourrier-Duvignaud, fraîchement installés à Préaux dans l´Ardèche avec 86 chèvres, ont voulu faire rapidement le contrôle Certitraite de leur nouvelle installation de traite. « Nous avons eu quatre mammites au démarrage, explique l´éleveur de 26 ans, et nous voulions être sûrs que l´infection ne venait pas de la machine ». Ils font alors appel au GDS(1) de l´Ardèche qui est le maître d´oeuvre des contrôles Optitraite et l´organisme accrédité pour les contrôles Certitraite sur le département. Jérôme Dubosc, le technicien traite du GDS, prend alors rendez-vous avec les éleveurs et arrive quelques jours plus tard, dans l´après-midi, avec ses deux mallettes contenant les appareils de mesure.
Avec l´oeil expert de celui qui a contrôlé 384 machines en 2005, il branche ses appareils en différents points du circuit et vérifie niveau de vide, pulsations, débit de la pompe et réserve réelle. Au fur et à mesure, le technicien note ses mesures et ses observations sur la fiche Optitraite adaptée. « Le niveau de vide correspond à la différence entre la pression atmosphérique et la pression interne de la tuyauterie, explique Jérôme Dubosc. En production caprine, le niveau de vide doit être de 38 à 40 kilopascals, c´est moins fort qu´en production bovine où l´aspiration doit être de 40 à 46 kilopascals. Par contre, la fréquence des pulsations est plus élevée en chèvre avec 90 coups par minute ; la machine reproduisant la tétée naturelle des animaux. Le débit théorique de la pompe, lui, doit être de 900 litres par minute à 50 kilopascals pour cette installation avec douze postes. Pour les élevages en altitude comme ici, des tables de correspondance nous permettent de ramener ce chiffre à son équivalence au niveau de la mer. Enfin, on mesure la réserve réelle qui correspond à la quantité de vide disponible pour pallier aux entrées d´air accidentelles pendant la traite. »
Pour que les produits de nettoyage soient actifs, l´eau doit être à plus de 40ºC à la fin du lavage ; pour cela, il faut une température de départ de 70ºC environ. ©D. Hardy

Vérification de la température et de la durée de turbulence
La pulsation de chaque faisceau trayeur est contrôlée individuellement avec un appareil enregistreur. Au bout de deux heures environ, le contrôle se termine par la vérification de la pente du lactoduc. « Le lait à l´intérieur des tuyaux ne doit pas stagner et doit pouvoir s´écouler vers l´extérieur » explique Jérôme Dubosc, un niveau à la main.
Ici, comme partout en Rhône-Alpes, le contrôle de l´installation est doublé d´un contrôle du nettoyage en réalisant un cycle de lavage. Le technicien vérifie, par exemple, la température et la durée de turbulence. L´occasion aussi de donner quelques conseils à l´éleveur qui pose des questions et peaufine la connaissance de sa machine. « Par exemple, à la fin du nettoyage, la température doit être au minimum de 40ºC, rappelle Jérôme Dubosc, car, en dessous, la matière grasse se redépose ». Vérifiée de toute part, la machine semble être bonne pour le service. L´éleveur et le technicien signent la fiche Optitraite et un autocollant est posé à côté du panneau de démarrage. Il marque ainsi que la machine a été vérifiée et rappelle à l´éleveur le prochain contrôle à effectuer, dans un an.
Tous les appareils de mesure de Jérôme Dubosc passent au banc d´essai au moins une fois par an pour être réétalonnés si nécessaire. ©D. Hardy

(1) Groupement de défense sanitaire.

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