La chèvre 16 octobre 2018 à 17h00 | Par B. Morel

Le manque de pluie coûte cher aux chevriers

Face à la sécheresse, les éleveurs de chèvres demandent une prise en compte de leurs difficultés dans les négociations commerciales à venir.

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Les chèvres qui sont encore à l'extérieur n'ont plus grand chose à se mettre sous la dent. La production risque d'être impactée.
Les chèvres qui sont encore à l'extérieur n'ont plus grand chose à se mettre sous la dent. La production risque d'être impactée. - © D. Hardy

La sécheresse touche de plein fouet les campagnes françaises et les chevriers ne sont pas épargnés.

Malgré un contexte économique plutôt favorable à la filière caprine, avec une hausse de la collecte de 3,3 % à la sortie de l’été, les éleveurs vivent dans l’appréhension de l’hiver à venir. La collecte pourrait perdre un à deux points d’ici la fin de l’année. La Fnec (fédération nationale des éleveurs de chèvres) explique dans un communiqué du 16 octobre : « la situation est très grave avec des déficits de foin et de paille importants, des fourrages de qualité médiocre, des pâturages secs et des soucis d’implantation pour les semis d’automne de céréales et des futures prairies ». Cela est particulièrement préoccupant dans les régions du Centre-Ouest, Sud-Est et Sud-Ouest où la concentration des élevages de chèvres est élevée. Le secrétaire général de la Fnec, Franck Moreau, voit plus loin : « l’aliment pour les chèvres a augmenté lui aussi cet hiver et dès le printemps. Nombre d’éleveurs vont être en rupture de stock de fourrage et concentrés et vont devoir en acheter. Les hausses de coût de production sont de fait indéniables. »

Ainsi, le syndicat, qui prévoit une hausse des coûts de production de l’ordre de 10 %, alerte les transformateurs et distributeurs. Ceux-ci devront prendre en compte les difficultés climatiques subies par les éleveurs dans les négociations commerciales qui commencent à la fin du mois et se poursuivent jusqu’au début de l’année prochaine. Sans quoi, la Fnec indique que les éleveurs seront prêts à se mobiliser afin d'obtenir une rémunération suffisante pour vivre de leur travail. « Si les entreprises veulent se montrer responsables vis-à-vis de la filière, il est nécessaire qu’elles fassent passer des hausses de prix de la matière première, continue Franck Moreau. Nous sommes arrivés à sortir de la précédente crise grâce à une dynamique de filière mais il ne faut pas s’endormir sur les acquis. Lorsque le besoin s’en fait sentir, il faut revoir le prix du lait à la hausse. »

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