La chèvre 17 mai 2016 à 08h00 | Par D. Hardy

La prévention d'abord : les maladies, ca s'achète

Le colloque caprin coorganisé le 7 avril par la chambre d’agriculture, le contrôle laitier et le syndicat caprin des Deux-Sèvres a permis de rappeler que la santé des troupeaux caprins passe d’abord par la prévention.

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Une cinquantaine d'éleveurs et de techniciens ont apprécié les interventions du 7 avril à Mazières-en-Gâtine (Deux-Sèvres).
Une cinquantaine d'éleveurs et de techniciens ont apprécié les interventions du 7 avril à Mazières-en-Gâtine (Deux-Sèvres). - © D. Hardy

Contrairement aux bovins, il n’y pas d’examens sanitaires obligatoires avant une vente de caprins. Or, l’introduction d’animaux est une phase à haut risque sanitaire. Le mélange de microbismes différents est un risque pour l’animal entrant comme pour le troupeau accueillant. En plus du stress de l’introduction, l’animal introduit n’a pas d’immunité contre les germes présents sur l’exploitation d’accueil. L’animal acheté peut aussi être malade ou porteur de maladies absentes du troupeau. «Or, beaucoup de maladies qui entrent dans un troupeau ne sont jamais éliminées», explique Pauline Chaigneau du GDS 79.

Pour mieux connaître les pratiques d’introduction d’animaux, Nicolas Ehrhardt de l’Observatoire des maladies caprines (Omacap) a enquêté auprès de 76 élevages de Poitou-Charentes. Plus de la moitié des éleveurs achètent des boucs pour le renouvellement et l’amélioration génétique. «Ils achètent en moyenne deux boucs de dix mois», précise le vétérinaire. Un éleveur sur dix achète régulièrement des chevrettes et un sur onze de façon plus occasionnelle. 12% des éleveurs interrogés ont aussi acheté des chèvres, souvent pour faire face à une perte de chevrettes.

 

En listant les maladies «achetables» (mycoplasmoses, fièvre Q, Caev, paratuberculose…), les intervenants conseillent de privilégier l’auto-renouvellement génétique du troupeau. «Il est possible de ne faire que des petits lots d’inséminations, uniquement pour produire des boucs»,
rappelle Lynda Jourdain du Saperfel. Si l’achat s’avère indispensable, on peut aussi limiter les risques par le dépistage en amont de certaines maladies ou la prophylaxie des animaux (vaccins, antiparasitaire, thermisation du colostrum). La quarantaine est peu pratiquée mais elle laisse pourtant le temps de s’adapter progressivement au microbisme du nouvel élevage. Un guide est en préparation pour rappeler les bonnes pratiques d’achat.

D'autres conseils de prévention dans La chèvre n°334 p33

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