La chèvre 12 novembre 2015 à 08h00 | Par D. Hardy

Génétique et chevrettes soignées pour atteindre 1200 kilos

Adhérent à Capgenes, le Gaec du Nouveau noyer présente de très bons résultats laitiers grâce à la génétique et à l’élevage des jeunes.

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- © D. Hardy

Les performances laitières des chèvres du Gaec du Nouveau noyer en Vendée ont impressionné les adhérents de Capgenes lors de l’assemblée générale en avril dernier. Les 387 chèvres au contrôle laitier ont en effet produit 1 214 kilos en moins de 300 jours avec 35,6 de TB et 32,9 de TP. Ces performances, les quatre membres du Gaec les doivent pour beaucoup à la génétique.
Le troupeau a été constitué en 2000 à partir de 220 chevrettes issues de quatre élevages
sélectionneurs différents mais indemnes de Caev. Depuis, le renouvellement est assuré par l’insémination et 42 % des chèvres du troupeau sont aujourd’hui issues d’IA. Les chèvres ont un index combiné caprin moyen de 2,9, soit 1,2 point au-dessus de la moyenne Capgenes des Alpines.   « C’est un des top national qui continue de creuser l’écart avec la population de référence », apprécie Vincent Gousseau de Capgenes. Et ce sont les jeunes qui tirent la moyenne
puisque l’ICC des primipares est de 3,3. « Il arrive à garder la crème des millésimes » se délecte le technicien de Capgenes. Pour produire plus de 1 200 litres en moins de 300 jours, les chèvres du Nouveau noyer reçoivent une ration composée de 1,2 kilo d’ensilage de maïs, du foin et 1,3 à 1,5 kilo de concentré. Les plus grosses productrices peuvent chercher un peu de supplément alimentaire avec le libre accès aux quatre hectares de pâture.

 

- © D. Hardy

Un bon gabarit rapidement pour des premières mises bas à un an

 

Les laitières atteignent leur gabarit assez rapidement grâce à un élevage soigné des chevrettes. Après une phase lactée d’une cinquantaine de jours, les chevrettes ont des granulés à volonté pendant deux mois et de l’ensilage de maïs dès 5-6 mois. À la mise à la reproduction, à 7 mois, elles pèsent plus de 40 kilos. Au final, les chevrettes mettent bas en janvier-février à 12 mois alors que la moyenne des troupeaux Capgenes est plutôt à 13 mois. « La conduite des chevrettes par case de 20 permet que chacune s’alimente en limitant la concurrence » observe Frédéric  Martineau en charge de l’élevage caprin au sein du Gaec. Chaque année, 150 chevrettes sont élevées pour le renouvellement et 180 sont vendues à un mois à 104 € la tête à Chevrettes de
France. Une cinquantaine de petits boucs sont vendus aussi à d’autres éleveurs à 180 € le bouc d’un mois.

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