La chèvre 15 mars 2016 à 08h00 | Par Leïla Le Caro, chambre d'agriculture 35

Lait de chèvre bio et conditions de travail optimales au Gaec Gaorig

Une porte ouverte organisée par la chambre d'agriculture de Bretagne, Eilyps et la laiterie Triballat Noyal a montré la cohérence d'un système d'élevage bio.

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Lors de la porte ouverte du 6 octobre, plus de 70 personnes ont pu découvrir la nouvelle nurserie et le système d'affouragement en vert.
Lors de la porte ouverte du 6 octobre, plus de 70 personnes ont pu découvrir la nouvelle nurserie et le système d'affouragement en vert. - © L. Le Caro

Le Gaec Gaorig Vihan à Mellé en Ille-et-Vilaine repose sur deux atouts principaux : une ration simple et efficace, dont le coût est optimisé et une génétique animale entretenue par l'insémination depuis de nombreuses années. La ration hivernale se compose d'ensilage de maïs, d'ensilage d'herbe et une complémentation à base de triticale, maïs grain et correcteur azoté. La ration d'été est basée sur l'affouragement en vert à 100 % pendant six mois de l'année minimum.

L'ensemble des concentrés plafonne à 960 grammes par jour et par chèvre, soit 300 kilos de concentrés par an et par chèvre. La production laitière du troupeau atteint 1 050 litres par chèvre, avec un prix moyen en bio de 888 euros les mille litres.

- © L. Le Caro

Les chèvres profitent d'un accès libre à la pâture dès les beaux jours et ne sont pas vermifugées de façon systématique. Le bâtiment et son roto de 48 postes ont été construits en 2012 et permettent de loger confortablement 580 chèvres. La nurserie vient d'être réaménagée dans un poulailler isolé, dont les cases sont faites avec des panneaux en plastique démontables. Sur béton avec récupération des jus, la nurserie peut être désinfectée entièrement et profite d'un vide sanitaire très long puisque les chevrettes sevrées sont déménagées dans un troisième bâtiment.

Globalement, Serge Letendre et Christine Masson, les deux associés, sont satisfaits de leur système qui permet la maîtrise du temps de travail et des charges alimentaires. Le prochain défi que devront relever les éleveurs concerne principalement le taux cellulaire, dégradé par l'activité des chèvres au pâturage.

- © L. Le Caro

Chiffres clès

  • 2 UMO exploitants, un salarié à 60 % et un apprenti
  • 500 chèvres, 140 chevrettes et 6 boucs
  • 455 800 litres de lait bio livrés à Triballat Noyal + livraison à une fromagerie
  • 250 mises bas d'avril à mai, 200 IA sur chaleurs naturelles, 50 % de lactations longues
  • 52 ha de SAU dont 26 ha de prairies temporaires, 4 ha de prairies permanentes, 11 ha de maïs et 11 ha de triticale

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