Pâtre 19 janvier 2017 à 08h00 | Par D. Hardy

Idele veut construire les avenirs de l’élevage en partenariat

L’Institut de l’Élevage-Idele a présenté sa vision stratégique à l’horizon 2025. L’association veut s’ouvrir pour construire en partenariat les avenirs de l’élevage des ruminants.

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Point d'orgue du chantier de réflexion stratégique à dix ans, la convention Idele 2025 a réuni 255 participants représentant le syndicalisme agricole, les organisations
professionnelles agricoles, l’administration et les partenaires
privés.
Point d'orgue du chantier de réflexion stratégique à dix ans, la convention Idele 2025 a réuni 255 participants représentant le syndicalisme agricole, les organisations professionnelles agricoles, l’administration et les partenaires privés. - © Idele

"L’élevage a des avenirs. Construisons-les ensemble", répétaient Martial Marguet et Joël Merceron, le président et le directeur de l’Institut de l’Élevage (Idele), le 20 décembre dernier en présentant les conclusions de la réflexion Idele 2025. Initiée à l’automne 2015, cette réflexion stratégique a impliqué une centaine d’organisations agricoles partenaires ainsi que les salariés de l’Institut de l’Élevage.

Le monde de l’élevage a notamment pu imaginer l’institut technique de demain à travers quatre scénarios d’évolutions ( fil de l’eau, business, globale filière ou contrat social). Il ressort de cette large consultation une stratégie qui s’appuie sur six axes :

  • - créer de la valeur pour les éleveurs et les  lières ;
  • - s’adapter à un monde ouvert, numérique et accéléré ;
  • - être un partenaire recherché ;
  • - être source de synergie entre les organisations d’élevage ;
  • - outiller le dialogue avec la société ;
  • - renforcer l’im-pact avec des travaux utiles et utilisées.

« L’Institut de l’Élevage doit être un maillon qui assemble les compétences de l’élevage », expliquait Martial Marguet, éleveur laitier du Doubs. « Il faut que nous soyons le catalyseur d’énergie et d’intelligence pour que la ferme élevage France retrouve toute sa compétitivité » renchérit Joël Merceron.

Les 255 partenaires d’Idele rassemblés le 20 décembre ont pu témoigner de ce besoin de coopérer entre organisations. Notamment lors d’un « comice » — assemblée formée pour échanger les expériences de chacun afin d’améliorer les procédés – rassemblant une trentaine d’ateliers autour d’innovations agricoles avec, à chaque fois, un ingénieur d’Idele et une ou des structures partenaires. La digiferme du Mourier, les formations aux ressources humaines, la pousse de l’herbe par satellites ou la future plateforme #devenireleveur étaient, entre autres, mises en avant.

Le nouveau logo de l'Institut de l’Élevage traduit l’ambition d’être présent à tous les maillons de la filière depuis la photosynthèse jusqu’aux produits lait et viande.
Le nouveau logo de l'Institut de l’Élevage traduit l’ambition d’être présent à tous les maillons de la filière depuis la photosynthèse jusqu’aux produits lait et viande. - © Idele

Avec un statut associatif et donc « au service de tous », l’Institut de l’Élevage veut ouvrir sa base d’adhérents jusqu’à maintenant limitée aux fédérations spécialisées (FNPL, FNB, FNO et Fnec), à
Coop de France, à l’Apca ainsi qu’aux organismes techniques (Races de France, Allice, GDS, FCEL…) et économiques (Fnil, FNCL…).

Idele a fait évoluer ses statuts en octobre dernier pour pouvoir intégrer de nouveaux adhérents. « Demain, des coopératives ou des organismes techniques régionaux pourraient s’impliquer dans la gouvernance d’Idele ». Mais, avec un chiffre d’affaires annuel de 28 millions d’euros et 260
équivalents temps pleins salariés, l’Institut de l’Élevage s’inquiète de la baisse prévisible du  nancement Casdar 2017 en lien direct avec les mauvais résultats de la Ferme France en 2016. « Pour que le financement soit bon, il faut que l’on soit reconnu », soulignait Martial Marguet.
« Un partenaire recherché peut et doit se faire payer », renchérit Joël Merceron.

« Les instituts techniques sont des courroies de transmission portées sur la recherche avec un ancrage dans les filières et les territoires », rappelait Xavier Beulin, le président de la FNSEA. « La technique a un rôle essentiel par rapport aux métiers d’éleveurs, complétait Michèle Boudoin,
présidente de la FNO. Ce n’est pas inné de s’occuper des animaux et pour pouvoir s’adapter, il faut être formé aux nouvelles techniques ».

 

( L’Institut de l’Élevage est actionnaire majoritaire de la Speoc, Sarl qui édite les revues La chèvre et Pâtre. )

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